ANTIQUITÉ
L'écriture abrégée semble avoir été contemporaine de l'invention de l'alphabet (Phéniciens, 15 à 18 siècles av. J.-C.). Certains auteurs prétendent qu'elle remonterait aux Hébreux. Les Grecs pratiquaient une écriture abrégée, appelée tachygraphie.
De la Grèce, l'art des abréviations fut introduit en Italie par Cicéron qui, de retour d'un voyage à Athènes, confia à son secrétaire Tiron le soin d'adapter les «notes» grecques à la langue latine. C'est vers l'an 52 av. J.-C. que, dans les écrits de Cicéron, il est fait mention des abréviations de Tiron, auxquelles on a donné le nom de notes tironiennes, dont l'usage se répandit rapidement.
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Grâce à l'art de Tiron et de sténographes formés par lui de nombreux discours de Cicéron ont pu être conservés. Cette fresque décorant l'une des salles du Sénat Italien, peinte par Cesare Maccari (1840-1919), représente la séance de l'accusation contre Catilina. |
MOYEN ÂGE
Les notes tironiennes servirent pendant plusieurs siècles à recueillir les sermons des plus célèbres Pères de l'Église, puis disparurent dans la période bouleversée de la fin du moyen âge.
ÉPOQUE MODERNE
C'est après les grandes découvertes et l'invention de l'imprimerie en particulier qu'on assista, en Angleterre tout d'abord, à la restauration de l'art sténographique. Les auteurs de systèmes sont nombreux.